REDESSINER : la tricopigmentation pour recréer visuellement l’apparence des cheveux

Lorsque les cheveux deviennent moins denses ou que certaines zones du cuir chevelu se dégarnissent, il n’est pas toujours nécessaire de chercher à ajouter ou à faire repousser des cheveux.

Il existe une autre approche : travailler directement sur l’apparence du cuir chevelu pour créer l’illusion de follicules capillaires.

C’est le principe du troisième des 4 R d’Allô Cheveux : REDESSINER.

Redessiner, c’est utiliser la tricopigmentation pour reproduire visuellement de minuscules follicules et modifier la perception d’une zone dégarnie ou clairsemée.

C’est également une solution que je connais personnellement puisque j’ai réalisé plusieurs séances de tricopigmentation ainsi que des retouches.


Qu’est-ce que la tricopigmentation ?

La tricopigmentation, également appelée dans certains contextes micropigmentation du cuir chevelu ou SMP (Scalp Micropigmentation), est une technique esthétique basée sur le dépôt de minuscules points de pigment dans le cuir chevelu.

L’objectif est de reproduire visuellement l’apparence de follicules capillaires.

Contrairement à une greffe, aucun cheveu n’est implanté.

Contrairement à un complément capillaire, aucun système n’est ajouté sur le crâne.

Et contrairement aux fibres capillaires, il ne s’agit pas d’un produit que l’on applique chaque matin sur ses cheveux.

Tout repose sur une illusion visuelle créée grâce au pigment.


Quel résultat peut-on obtenir ?

Il existe principalement deux utilisations de la tricopigmentation.

L’effet crâne rasé

C’est probablement le résultat le plus spectaculaire.

Lorsqu’une personne possède très peu de cheveux sur le dessus mais conserve des cheveux sur les côtés, la différence entre les zones peut rendre la calvitie particulièrement visible.

La tricopigmentation permet de créer des milliers de petits points imitant l’apparence de cheveux extrêmement courts.

Avec une coupe très courte ou un crâne rasé, l’objectif est alors de donner l’impression que les cheveux sont présents mais simplement rasés.

La ligne frontale peut également être reconstruite visuellement.

L’effet densité

La tricopigmentation peut également être utilisée lorsqu’il reste des cheveux.

Dans ce cas, l’objectif n’est pas nécessairement de recréer un crâne rasé.

Les pigments permettent plutôt de réduire le contraste entre les cheveux et le cuir chevelu.

Lorsque le cuir chevelu devient très visible entre les cheveux, cette diminution du contraste peut donner une impression de densité plus importante.


La ligne frontale : un élément essentiel

La ligne frontale joue énormément sur le naturel d’une tricopigmentation.

Il peut être tentant de vouloir retrouver exactement la ligne de cheveux que l’on possédait à 18 ans.

Mais une ligne extrêmement basse, droite et parfaitement régulière n’est pas nécessairement la plus naturelle.

Une bonne ligne frontale doit notamment être pensée en fonction du visage, de l’âge, des cheveux encore présents et du résultat recherché.

De petites irrégularités peuvent d’ailleurs contribuer à rendre le résultat plus crédible.

Le but n’est pas de dessiner une ligne sur le front.

Le but est de donner l’impression que cette ligne est constituée de véritables follicules.


Comment se déroule une tricopigmentation ?

Le protocole exact dépend du praticien et de la technique utilisée, mais le travail est généralement réalisé progressivement.

Avant de commencer, le praticien étudie le cuir chevelu et échange avec la personne sur le résultat recherché.

La ligne frontale peut être dessinée et ajustée avant la pigmentation.

Le choix du pigment est également important afin de rechercher une apparence cohérente avec les cheveux et la peau.

Le praticien dépose ensuite une multitude de petits points de pigment sur les zones concernées.

Le résultat est généralement construit sur plusieurs séances plutôt que de chercher à obtenir immédiatement une pigmentation extrêmement importante.

Cette progression permet notamment d’ajuster la densité et le rendu.


Est-ce la même chose qu’un tatouage ?

La comparaison est logique puisque les deux techniques utilisent du pigment.

Mais une tricopigmentation professionnelle du cuir chevelu ne doit pas être considérée comme un simple tatouage classique réalisé sur la tête.

Le matériel, les pigments, la profondeur d’implantation, la taille et la répartition des points ainsi que l’objectif esthétique sont spécifiques au travail du cuir chevelu.

C’est particulièrement important.

Un follicule rasé est extrêmement petit.

Pour obtenir un résultat crédible, les points doivent donc reproduire cette apparence autant que possible.


La tricopigmentation est-elle définitive ?

Il vaut mieux éviter de présenter la tricopigmentation comme une solution simplement « définitive ».

Le pigment peut évoluer et s’estomper progressivement avec le temps.

La vitesse de cette évolution dépend de nombreux facteurs : technique utilisée, caractéristiques de la peau, exposition au soleil, pigment, profondeur d’implantation ou encore mode de vie.

C’est pourquoi des retouches peuvent être nécessaires.

C’est également quelque chose que j’ai personnellement connu puisque j’ai effectué plusieurs séances et des retouches au cours de mon propre parcours.


Pourquoi les retouches sont-elles importantes ?

Une tricopigmentation ne doit pas uniquement être évaluée le jour où la séance vient d’être réalisée.

Le pigment évolue après son implantation.

Une retouche peut permettre de retravailler certaines zones, rééquilibrer la densité ou entretenir le résultat au fil du temps.

La nécessité et la fréquence des retouches varient selon les personnes et le travail réalisé.

Il est donc important de demander au praticien comment le résultat devrait évoluer et quel entretien il prévoit dans les années suivantes.


La tricopigmentation peut-elle changer de couleur ?

C’est une inquiétude fréquente.

On peut notamment entendre parler de tricopigmentations ayant évolué vers une couleur bleutée, grise ou différente de celle recherchée.

L’évolution du pigment peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment du produit utilisé, de son implantation, de la peau et de l’exposition au soleil.

C’est précisément pour cette raison que le choix d’un praticien expérimenté et spécialisé dans le cuir chevelu est essentiel.

Lorsque vous regardez son travail, ne vous contentez pas uniquement des photos prises immédiatement après une séance.

Demandez également à voir, lorsque c’est possible, des résultats cicatrisés et ayant déjà plusieurs mois ou années.


Peut-on voir les points de près ?

Une tricopigmentation réussie cherche justement à éviter que le regard se focalise sur les points.

De très près, il reste évidemment possible d’observer le cuir chevelu.

Mais à une distance normale, l’objectif est que l’ensemble des points se fonde visuellement avec les véritables follicules et les cheveux présents.

La taille, la couleur, la répartition et l’irrégularité maîtrisée des points jouent donc énormément sur le résultat.


Peut-on faire une tricopigmentation après une greffe ?

Ces deux solutions ne sont pas forcément opposées.

Dans certaines situations, greffe et tricopigmentation peuvent être complémentaires.

Une personne ayant réalisé une greffe peut par exemple conserver certaines zones où le cuir chevelu reste visible.

La tricopigmentation peut alors être envisagée pour travailler visuellement le contraste et l’impression de densité.

Elle peut également être utilisée dans certains cas pour atténuer visuellement l’apparence de cicatrices du cuir chevelu, après évaluation par un professionnel compétent.

C’est un bon exemple de la philosophie des 4 R : il n’est pas toujours nécessaire de choisir une seule solution pour toute sa vie.


Les avantages de la tricopigmentation

Son premier avantage est qu’elle peut produire une modification visuelle importante sans ajouter de cheveux.

Pour quelqu’un qui accepte de porter les cheveux très courts, l’effet crâne rasé peut notamment transformer l’apparence d’une calvitie avancée.

Elle peut également permettre de travailler très précisément :

la ligne frontale, les golfes, la tonsure ou certaines zones où le cuir chevelu est trop visible.

Contrairement aux fibres capillaires, il n’est pas nécessaire de réappliquer chaque matin une poudre pour créer les points pigmentés.

Et contrairement à une greffe, aucun follicule n’est prélevé dans une zone donneuse pour créer cet effet visuel.


Mais il faut également connaître ses limites

La tricopigmentation ne fait pas repousser les cheveux.

Elle ne crée pas non plus de véritables cheveux.

Elle crée une illusion.

C’est une distinction fondamentale.

Avec un effet crâne rasé, les points reproduisent l’apparence des follicules mais il n’existe évidemment pas de cheveux permettant de modifier ensuite la coiffure sur les zones pigmentées.

Le résultat peut également nécessiter des retouches avec le temps.

Enfin, une tricopigmentation mal exécutée peut être particulièrement visible.

Points trop gros, ligne frontale artificielle, densité excessive, mauvaise teinte…

La qualité du praticien est donc déterminante.


Comment choisir son praticien ?

Les photos avant/après sont intéressantes, mais elles ne devraient pas constituer votre seul critère.

Cherchez à voir des résultats cicatrisés, et pas uniquement des photos prises juste après la séance lorsque le pigment est particulièrement marqué.

Observez notamment la ligne frontale.

Regardez les résultats de près.

Renseignez-vous sur l’expérience du praticien en tricopigmentation spécifiquement, et pas uniquement en pigmentation esthétique générale.

Demandez également :

Quel pigment utilisez-vous ? Comment devrait-il évoluer ? Combien de séances sont prévues ? Les retouches sont-elles comprises ? Que se passe-t-il si je souhaite modifier le résultat plus tard ?

Un professionnel sérieux doit pouvoir vous expliquer les avantages mais également les limites de son travail.


Pourquoi j’ai personnellement choisi la tricopigmentation

Mon parcours capillaire a évolué pendant plusieurs années.

J’ai d’abord utilisé des fibres ou poudres densifiantes pendant près de 10 ans.

J’ai également réalisé une greffe de cheveux.

Puis j’ai découvert la tricopigmentation.

J’ai effectué plusieurs séances ainsi que des retouches.

Cela m’a permis de comprendre quelque chose d’important : ces solutions ne répondent pas nécessairement au même problème.

Les fibres permettent de REDENSIFIER visuellement.

La greffe cherche à RESTAURER avec ses propres follicules.

La tricopigmentation permet de REDESSINER visuellement certaines zones.

Mon expérience de ces différentes solutions est justement à l’origine d’Allô Cheveux.


REDESSINER est-il fait pour vous ?

La tricopigmentation peut être une solution à explorer si vous souhaitez recréer visuellement l’apparence de follicules, obtenir un effet crâne rasé ou diminuer le contraste de certaines zones clairsemées.

Mais elle ne conviendra pas nécessairement à tout le monde.

Le résultat recherché, la coupe de cheveux, l’état du cuir chevelu, les cheveux encore présents et les attentes doivent être pris en compte.

Un professionnel qualifié doit également évaluer votre situation avant la réalisation d’une tricopigmentation.

Et surtout, prenez le temps de comparer.

Une tricopigmentation réussie doit attirer l’attention sur votre apparence, pas sur votre tricopigmentation.

C’est exactement la philosophie d’Allô Cheveux :

Des solutions, pas des promesses.

Vous envisagez une tricopigmentation et vous avez des questions avant de vous lancer ?

Vous pouvez prendre rendez-vous avec moi pour échanger sur mon expérience personnelle, mes différentes séances et mes retouches.

Je peux partager ce que j’ai vécu et vous aider à mieux comprendre cette solution avant de faire votre choix, sans remplacer l’évaluation d’un professionnel qualifié.