Lorsque la perte de cheveux devient plus importante, les solutions de camouflage ne correspondent plus forcément à ce que l’on recherche.
Certaines personnes souhaitent avant tout retrouver leurs propres cheveux sur les zones qui se sont dégarnies.
C’est le principe du deuxième des 4 R d’Allô Cheveux : RESTAURER.
Restaurer, c’est utiliser ses propres follicules pour recréer une présence capillaire sur certaines zones touchées par la perte de cheveux.
La solution la plus connue pour y parvenir est aujourd’hui la greffe de cheveux.
C’est également une solution que je connais personnellement puisque j’ai moi-même réalisé une greffe capillaire.
Qu’est-ce qu’une greffe de cheveux ?
Une greffe capillaire consiste à prélever des follicules pileux dans une zone où les cheveux sont suffisamment présents, généralement à l’arrière ou sur les côtés du crâne, puis à les implanter dans les zones que l’on souhaite restaurer.
La zone où sont prélevés les follicules est appelée zone donneuse.
La zone dans laquelle ils sont implantés est appelée zone receveuse.
Contrairement aux fibres capillaires ou à un complément capillaire, on ne rajoute donc pas artificiellement des cheveux sur le crâne.
On déplace ses propres follicules.
C’est ce qui rend la greffe particulièrement intéressante pour certaines personnes.
Dans quelles zones peut-on réaliser une greffe ?
La greffe peut être envisagée pour différentes parties du cuir chevelu.
Elle peut notamment servir à travailler :
la ligne frontale, lorsque celle-ci a progressivement reculé ;
les golfes, lorsqu’ils deviennent plus prononcés ;
le dessus du crâne, lorsque la densité diminue ;
ou encore la tonsure, située à l’arrière du sommet du crâne.
Mais vouloir remplir une zone ne signifie pas automatiquement qu’une greffe sera possible ou pertinente.
La faisabilité dépend notamment de la perte de cheveux, de son évolution et surtout des caractéristiques de la zone donneuse.
La zone donneuse : un élément essentiel
Lorsqu’on découvre la greffe capillaire, on s’intéresse naturellement beaucoup à la zone que l’on souhaite remplir.
Pourtant, il existe une autre zone tout aussi importante :
la zone donneuse.
Les follicules disponibles ne sont pas illimités.
Une personne disposant d’une zone donneuse importante n’aura pas nécessairement les mêmes possibilités qu’une personne dont cette zone est moins fournie.
C’est pourquoi une greffe doit être pensée dans son ensemble et sur le long terme, et pas uniquement en fonction de la zone dégarnie aujourd’hui.
Une évaluation par un professionnel qualifié est indispensable pour déterminer ce qui peut raisonnablement être réalisé.
FUE, FUT, DHI… que signifient ces termes ?
Lorsque l’on commence à rechercher une clinique, on rencontre rapidement plusieurs acronymes.
La FUE
La FUE (Follicular Unit Extraction) repose sur l’extraction individuelle d’unités folliculaires dans la zone donneuse.
Les greffons prélevés sont ensuite implantés dans les zones à traiter.
Cette méthode est aujourd’hui très répandue.
La FUT
La FUT (Follicular Unit Transplantation) est une technique différente dans laquelle une bande de cuir chevelu est prélevée dans la zone donneuse avant d’en extraire les unités folliculaires.
Elle laisse généralement une cicatrice linéaire dans la zone de prélèvement.
Et la DHI ?
Le terme DHI est très fréquemment utilisé dans la communication des cliniques.
Il désigne généralement une méthode d’implantation utilisant un dispositif de type implanter pen, permettant de placer les greffons.
Il est donc important de ne pas choisir une clinique uniquement parce qu’elle affiche un nom de technique particulièrement moderne.
La qualité de l’évaluation, de l’équipe, du prélèvement, de la planification et de l’implantation compte énormément.
Combien de greffons faut-il ?
C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes.
2 000 greffons ? 3 000 ? 4 000 ? 5 000 ?
Il n’existe pas un nombre idéal valable pour tout le monde.
Le nombre de greffons dépend notamment de la surface à traiter, de la densité recherchée, de la qualité de la zone donneuse, des caractéristiques des cheveux et du projet défini avec le professionnel.
Il faut également distinguer un greffon d’un cheveu.
Un greffon, ou unité folliculaire, peut contenir un ou plusieurs cheveux.
3 000 greffons ne signifient donc pas simplement 3 000 cheveux.
Comment se déroule une greffe ?
Le déroulement précis varie selon la technique et l’établissement, mais plusieurs grandes étapes sont généralement présentes.
Avant l’intervention, la situation capillaire est évaluée et le projet est défini.
La ligne frontale peut notamment être dessinée lorsque cette zone doit être restaurée.
Les follicules sont ensuite prélevés dans la zone donneuse.
Ils sont préparés puis implantés dans les zones receveuses selon le protocole utilisé.
L’intervention peut durer plusieurs heures selon l’ampleur du travail.
Les jours qui suivent nécessitent ensuite de respecter attentivement les consignes postopératoires fournies par l’équipe médicale.
Le résultat est-il immédiat ?
Non.
C’est une différence fondamentale avec REDENSIFIER ou REMPLACER.
Avec des fibres capillaires ou un complément, le changement esthétique peut être visible immédiatement.
Après une greffe, il faut accepter une évolution progressive.
Les cheveux implantés peuvent notamment passer par différentes phases au cours des semaines et des mois suivant l’intervention.
Le résultat ne doit donc pas être jugé quelques jours après la greffe.
Il faut du temps avant de pouvoir apprécier correctement son évolution.
Les délais précis varient selon les personnes et l’intervention : les indications de la clinique ou du médecin qui assure le suivi doivent rester la référence.
Une greffe arrête-t-elle la perte des autres cheveux ?
C’est un point particulièrement important.
Une greffe ne signifie pas nécessairement que toute évolution future de la perte de cheveux s’arrête.
Les cheveux non greffés peuvent continuer à évoluer selon la cause de la perte capillaire.
C’est notamment pour cette raison qu’une stratégie à long terme est importante.
Une ligne frontale extrêmement basse peut par exemple sembler séduisante au départ, mais il faut également réfléchir à ce qui pourrait se produire si la perte de cheveux continue derrière cette ligne.
Le projet doit donc être adapté à la situation actuelle mais également à son évolution possible.
Peut-on avoir une greffe totalement naturelle ?
Une greffe réussie peut produire un résultat très naturel.
Mais le naturel ne dépend pas uniquement du nombre de greffons.
La conception de la ligne frontale joue par exemple un rôle considérable.
Une ligne trop droite, trop basse ou trop régulière peut attirer l’attention.
L’orientation et la répartition des cheveux implantés sont également importantes.
La qualité d’une greffe ne devrait donc pas être évaluée uniquement en demandant :
« Combien de greffons vais-je avoir ? »
Il faut regarder le projet dans sa globalité.
France, Turquie ou autre pays : comment choisir ?
La Turquie est devenue une destination particulièrement connue pour la greffe capillaire, notamment grâce à une offre très importante et à des tarifs pouvant être attractifs.
Mais le pays ne garantit pas la qualité d’une intervention.
Il existe des professionnels et établissements différents dans chaque pays.
Plutôt que de choisir uniquement selon la destination ou le prix affiché, il est important de chercher à comprendre :
qui évalue votre situation, qui réalise chaque étape de l’intervention, quel suivi est proposé, quelles sont les qualifications de l’équipe et comment votre zone donneuse sera gérée.
Un prix attractif ne devrait jamais être le seul critère.
Combien coûte une greffe de cheveux ?
Les prix peuvent énormément varier.
Ils dépendent notamment du pays, de l’établissement, du professionnel, du nombre de greffons, de la technique utilisée et des prestations comprises.
Certaines cliniques proposent un tarif global alors que d’autres établissent leur prix selon l’intervention nécessaire.
Il faut donc comparer ce qui est réellement compris dans le tarif, et pas uniquement le chiffre affiché sur une publicité.
Sur Allô Cheveux, l’objectif sera justement de vous aider à comprendre et comparer les offres plus facilement.
Les avantages de la greffe
Pour une personne dont la situation permet d’envisager cette solution, son principal intérêt est évident :
utiliser ses propres follicules.
Il n’est pas nécessaire d’appliquer chaque matin des fibres pour créer les cheveux implantés, ni de porter un système capillaire sur la zone restaurée.
Une greffe peut également permettre de travailler précisément certaines zones, notamment la ligne frontale ou les golfes.
Mais ces avantages ne doivent pas faire oublier que la greffe reste une intervention médicale avec des limites et des risques.
Les limites et les risques à connaître
La greffe ne doit pas être présentée comme une solution miracle.
Le résultat peut varier d’une personne à l’autre et aucune intervention ne devrait être présentée comme garantissant un résultat précis.
Des complications sont possibles, comme pour toute intervention médicale, et doivent être expliquées par le professionnel qui vous prend en charge.
La zone donneuse constitue également une ressource à préserver.
Enfin, une greffe ne permet pas nécessairement de recréer exactement la densité naturelle que l’on possédait avant la perte de cheveux.
L’objectif réaliste est souvent plus important que la recherche d’une densité impossible à atteindre.
Pourquoi j’ai choisi de faire une greffe
Mon parcours avec la perte de cheveux ne s’est pas limité à la greffe.
Pendant près de 10 ans, j’ai utilisé des fibres ou poudres densifiantes avec de la laque pour masquer certaines zones.
À un moment de mon parcours, j’ai voulu explorer une autre possibilité.
J’ai donc réalisé une greffe de cheveux.
Je connais ainsi les questions que l’on peut se poser avant de franchir le pas : le choix de la clinique, le nombre de greffons, la ligne frontale, la zone donneuse, le résultat, l’attente…
Et surtout cette question :
« Est-ce que je fais le bon choix ? »
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé Allô Cheveux.
Pas pour dire à quelqu’un qu’il doit faire une greffe, mais pour l’aider à comprendre ce qu’elle implique avant de prendre sa décision.
RESTAURER est-il fait pour vous ?
Une greffe peut être une possibilité à explorer si vous souhaitez restaurer certaines zones avec vos propres follicules.
Mais contrairement à l’utilisation d’un produit de camouflage, il n’est pas possible de déterminer sérieusement l’adéquation d’une greffe uniquement à partir de quelques informations générales.
Une évaluation professionnelle est nécessaire.
Et parfois, une autre solution peut davantage correspondre à vos attentes.
Vous pouvez vouloir REDENSIFIER avec des fibres capillaires.
REMPLACER les cheveux manquants grâce à un complément capillaire.
Ou REDESSINER certaines zones avec la tricopigmentation.
Il est également possible que plusieurs solutions interviennent à différents moments d’un même parcours.
Avant de choisir une clinique
Prenez le temps.
Comparez.
Posez des questions.
Cherchez à comprendre qui va réellement intervenir sur votre cuir chevelu et comment votre projet a été déterminé.
Méfiez-vous particulièrement des promesses spectaculaires et des résultats présentés comme garantis.
Une greffe de cheveux peut représenter une étape importante dans un parcours capillaire.
Elle mérite donc une décision réfléchie.
C’est exactement la philosophie d’Allô Cheveux :
Des solutions, pas des promesses.
Vous envisagez une greffe et vous ne savez pas par où commencer ?
Vous pouvez prendre rendez-vous avec moi pour échanger sur mon expérience et les différentes questions à se poser avant une greffe.
Mon expérience personnelle peut vous aider à mieux comprendre le parcours, mais elle ne remplace ni un diagnostic, ni une consultation, ni l’avis d’un professionnel de santé qualifié.

